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mercredi, 30 mai 2007
Serment
Les plus fidèles et attentifs de mes lecteurs se souviennent sans doute de l'excellent billet que je composai il y a peu après une soirée à l'opéra Garnier, billet intitulé "Modération"...
Ils peuvent alors imaginer le trouble qui m'emplit il y a quelques jours, lorsque je constatai, à des messages d'une clarté aveuglante, que les dieux veulent à l'évidence, et pour des motifs qui m'échappent encore, me pousser plus loin, toujours plus avant, sur la voie de cette salutaire modération .
Que les plus sceptiques patientent encore un peu avant de pousser des hauts cris et hurler à la superstition...

Samedi soir dernier, avant de m'en aller dormir, une force mystérieuse m'invite à lire encore un peu. "Je suis fatigué, je voudrais tant dormir" suppliait mon corps. "Tu auras un jour toute l'éternité pour dormir ! en attendant, tu dois lire encore quelques pages..." me murmurait un voix mystérieuse et implacable. Comme un somnambule, un pantin, je me dirige donc vers ma bibliothèque et y saisis, à ma grande susprise, Les Essais de Michel de Montaigne (ne pas prononcer "Montagne"...), merveilleux ouvrage dont je possède une assez belle édition mais que je confesse n'avoir pas ouvert depuis de nombreuses années.
Le hasard (que dis-je, le destin) me le fait ouvrir au chapitre XXX du Livre premier, intitulé comme chacun sait "De la modération". Je m'étonne en moi-même. Modération, encore... Et me voici de lire ces sages conseils :
"Nous pouvons saisir la vertu de façon qu'elle en deviendra vicieuse, si nous l'embrassons d'un désir trop aspre et trop violent. Ceux qui disent qu'il n'y a jamais d'excès en la vertu, d'autant que ce n'est plus vertu si l'excès y est, se jouent des paroles :
Le sage mérite le nom d'insensé, le juste celui d'injuste, s'ils outrepassent les bornes de la vertu même. (Horace - Epîtres)
C'est une subtile considération de la philosophie. On peut et trop aimer la vertu et se porter excessivement en une action juste. A ce biais s'accomode la voix divine : Ne soyez pas plus sages qu'il ne faut, mais soyez sobrement sages."
On imagine la puissance de ces préceptes sur ma jeune imagination, et c'est dans un état d'esprit roulant des pensées profondes comme la mer le fait des galets, que je m'en allai enfin dans ma chambre.

Le lendemain dimanche, pluie torrentielle sur Paris. Il fait un temps, me dis-je, idéal pour écouter l'un de ces opéras dont Le Monde nous régale chaque fin de semaine. Au hasard (croyais-je, innocent !), je m'empare du Manon de Massenet.
Le disque tourne. L'esprit dans la rêverie, l'oeil sur le livret pour suivre les paroles, j'imagine la belle Manon et le beau Des Grieux voguer vers leur destin. Et soudain, coup de tonnerre, le comte entonne, comme chantant pour moi, pour moi seul au monde :
"La vertu qui fait du tapage / N'est déjà plus de la vertu / Le ciel n'en veut pas davantage / C'est là le devoir, entends-tu ?"
Abasourdi, j'ouvre à nouveau Montaigne, je songe aux paroles mises en musique par Haendel, je songe à Manon... Et je tombe à genoux : Oh oui, mon Dieu, j'ai compris Votre message. Inutile d'insister. Ma jeunesse tumultueuse est bien finie, dorénavant. Je serai sage et raisonnable. Finis, les folles ivresses, les emportements insensés, les boissons trop fortes. A moi maintenant les plaisirs modérés, les tisanes apaisantes, le train de sénateur. Je suis devenu modéré. J'en fais serment ce soir...
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lundi, 28 mai 2007
Flic

Depuis quelques jours, je visionne, à raison de un par jour, les épisodes de Colombo que m'a prêtés mon fils aîné. Je ne les avais pas revus depuis une trentaine d'années. Quel bonheur douceureux et paisible !!! Jamais vus ou revus, les épisodes provoquent tous en moi le même plaisir instantané. Scénario irréprochable, acteurs professionnels, intrigue aboutie, dénouement implacable, toujours attendu et chaque fois inespéré: ces modestes épisodes, tournés à la chaîne, sont autant de petits chefs-d'oeuvre.
19:48 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
samedi, 26 mai 2007
Série noire
Il y a quelques jours, j'éteins mon téléphone portable, geste chez moi rarissime car d'ordinaire je le laisse toujours en position "vibreur", dans ma poche, sur ma table de nuit, partout, tout le temps. Le lendemain, naturellement, je décide de le rallumer. Il me demande mon "code PIN" et là... le trou noir. Impossible de m'en souvenir (ou, au choix, de me le rappeler). Je sais qu'il s'agit du code de ma précédente carte bleue, choix qu'en son temps j'avais jugé infaillible pour justement ne jamais oublier mes codes en réduisant leur nombre. Mais ma carte bleue a été remplacée, et son code avec, il y a belle lurette. J'ai tout oublié. Absurdement, je tente trois essais vaguement hasardeux. Mon portable se bloque.
Résultat des courses : un jour sans portable (l'impression d'être coupé du monde ; mais comment faisais-je avant ?! Mystère) ; de longues minutes d'attente dans la boutique SFR derrière des jeunes gens en pagaille venant changer de portable avec une aisance abasourdissante, comme si à vingt ans ils en étaient à leur vingtième appareil. 7 euros, un nouveau code facile à mémoriser : 0000 - Même avec mon alzheimer précoce, je ne risque pas de l'oublier...
Mardi dernier, en pleine connexion internet : écran noir, connection interrompue. Je redémarre la machine : rien ne change ; je tente de trifouiller dans les programmes et abandonne après trois questions incompréhensibles (à propos de mes dongles, dont j'ai appris qu'ils n'allaient pas très bien). Là, avec une sorte de satisfaction douloureuse, je me rends compte que j'ai vieilli, je veux dire que j'ai mûri. Plutôt que de m'user la santé durant toute une nuit sur la hot-line, plutôt que d'enrager, je range l'ordinateur, je prends un livre (les lettres de Victor Ségalen) et zou, coucouche panier !
Ce samedi, dès potron-minet, me voici dans la boutique France-Télécom, surchauffée. Une nouvelle foule de jeunes gens achètent des portables comme moi de la tisane. Ils connaissent tout, ont déjà tout lu, tout comparé je ne sais où. Je patiente. Mon tour arrive ; en français simple, je tente d'expliquer mon problème à la jeune fille. Mon diagnostic personnel est en effet qu'il faut me changer ma clé WiFi. "Il faut d'abord appeler la hot-line, me dit-elle. On ne peut rien faire avant..." Je retourne chez moi, compose le numéro fatidique et entend s'égrener les minutes qu'une voix m'aide à supporter en me rassurant sur le fait que mon appel va être pris en compte "dans moins de dix minutes". Heureusement, grâce à une loi bienvenue, l'attente est maintenant gratuite. La batterie de mon téléphone expire au moment où j'allais enfin toucher au but. Je rappelle d'un autre poste (eh, oui ! j'ai deux téléphones, eu égard à la vastitude de mon appartement), et "moins de six minutes" plus tard, me voici en train d'expliquer à nouveau mon cas. Quelques manipulations impossibles à un amateur et hop, mon propre diagnostic est confirmé : il me faut changer de clé WiFi. On me donne un code pour cela.

Je retourne à la boutique. L'heure ayant avancé, la foule est plus dense, la chaleur pire, les vendeurs plus las. Je patiente de nouveau et voici mon tour. Pour changer de clé, merveille de la technologie, il me faut fournir des codes, des justificatifs ; la fille tape sur un clavier, prend un air soucieux, va vers un autre écran... Elle me sourit et file dans sa réserve chercher le produit. C'est gratuit. Je signe un reçu et retourne chez moi.
Evidemment, rien ne se passe comme prévu. Il faut désinstaller quelque chose, désactiver mon pare-feu, inhiber mon anti-virus, que sais-je encore. J'obéis à la lettre, ma volonté est abolie (on me demanderait de chanter Carmen, je le ferais). Un problème avec mes dongles (ceux-là !), tout se bloque. Je rappelle la hot-line, j'ai envie de pleurer. Un nouvel inconnu me répond : il me fait taper des codes, entrer dans des programmes inimaginables, cliquer droit puis cliquer gauche (c'est moi qui suis gauche) et soudain, miracle ! ça marche... Merci à l'inconnu de la hot-line !!!
Et me voici en train de vous écrire, ô chers et invisibles lecteurs.
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mardi, 22 mai 2007
Lectures
Pour complaire à la curiosité publique, je réponds à mon tour aux questions indiscrètes relatives à mes lectures.

1- Quatre livres importants de mon enfance
Les aventures du Club des Cinq et du Clan des Sept (Enid Blyton), Les secrets de la mer rouge, d'Henry de Monfreid, les aventures de Bennett et Mortimer, d'Anthony Buckeridge. Je rajoute L'Ile noire (Tintin).
2- Idem entre l'enfance et l'adolescence
Tous les romans d'Agatha Christie (à qui je dois mon goût pour les vieilles Anglaises), l'Histoire de France par le duc de Castries (qui m'a enseigné la cohérence des événements historiques les uns avec les autres, la notion de légitimité, le fait que le passé éclaire bien toujours le présent), la Légende des siècles (lu à voix haute et pour moi seul pendant des soirées entières à Amiens), le Mal français d'Alain Peyrefitte, la vie de Disraeli (André Maurois, dont les premiers chapitres sont une merveille de beau style, clair, limpide, vif, irréprochable...)

3- Quatre écrivains que je relirai
Chateaubriand, Montaigne, Balzac, Stendhal, de Gaulle, Julien Green (le Journal), Simenon, Hugo, Shakespeare, André Maurois (Histoire d'Angleterre)

4- Quatre livres que j'ai beaucoup aimés mais que je n'ai pas envie de relire
Aucun ! quelle drôle de question. Je me sens capable de relire TOUS les livres que j'ai beaucoup aimés, même si l'occasion se représente un "Club des Cinq".
5- Quatre livres bientôt lus
Je ne prévois pas.
6- Quatre livres à emporter sur une île déserte
La légende des siècles, les Mémoires d'Outre-tombe et de Saint-Simon, Les mémoires de guerre

7- Les quatre dernières lignes d'un de mes livres préférés
L'Infini
L'être multiple vit dans mon unité sombre.
Dieu
Je n'aurais qu'à souffler et tout serait de l'ombre.
22:33 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
lundi, 21 mai 2007
Apreté
Le théâtre des Bouffes du Nord présente l'avantage de nous habituer à ce que sera notre habituel décor lorsque la France, l'Europe, le monde auront été entièrement ruinés par une gestion catastrophique et qu'il ne restera plus sur la terre que quelques happy few, survivants et ayant le coeur, après tant de souffrances et d'épreuves surmontées, d'aller au spectacle. Rien n'est plus troublant en effet que ce décor de débacle, de ruine et de misère qui donne l'impression d'être au bord de la fin du monde, qui semble faire écho aux images jadis entraperçues de Sarajevo après la guerre...

Un chic étrange se dégage pourtant de ces boiseries décapées, de ce rouge pompéien éteint depuis longtemps, de ces planchers mal rabotés et bruts, de ces sièges blancs, de ce plafond comme s'effondrant. Le chic de ceux qui ne veulent pas mourir, à moins que ce ne soit celui d'un riche aristocrate mettant se coquetterie dernière à se pavaner dans un costume de tweed usé jusqu'à la corde au milieu des trésors amassés par ses ancêtres. Voilà qui a quand même plus de gueule que les théâtres surdorés, les moulures tarabiscotées et ripolinées, les miroirs impeccablement frottés, les moquettes pour mémères !

Ce lundi soir, les excellents et complices Atsushi Sakaï, à la viole de gambe, et Christophe Rousset, au clavecin, donnaient là un délicieux et âpre concert durant lequel ils nous régalèrent - à supposer que ce terme puisse convenir à une musique peu faite pour les palais délicats - de trois sonates de Bach et, chacun son tour, d'une oeuvre en soliste.

Quelle majesté calme et sereine dans ces sonates ! Une musique qui, avec un siècle de distance, conviendrait si bien aux tableaux de Philippe de Champaigne, sans chichis ni rabicoins, avec ce qu'il faut de froideur pour être virile et d'ornements pour être féminine ; avec ce qu'il faut de distance pour parler un langage divin, et de douceur pour demeurer humaine.

Atsushi Sakaï, qui devrait apprendre à cirer ses chaussures, et Christophe Rousset, comme encombré par un noeud papillon aux ailes un peu trop largement déployées, surent maintenir ce qu'il convenait de rugosité, de nervosité, de fraîcheur, de délicatesse, de raffinement, pour faire passer à une salle malheureusement trop peu emplie une soirée rare.
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samedi, 19 mai 2007
Escapade


23:15 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
jeudi, 17 mai 2007
Question
Soudain hier, au moment d'employer l'expression "bon prince" dans un texte, je me suis demandé si, l'appliquant à une femme, on devrait écrire, ou dire : bonne princesse...
Exemple : "Ségolène Royal téléphona à Nicolas Sarkozy et, bonne princesse, le félicita de sa victoire."

Certes, la phrase peut prêter à sourire mais plus encore celle-ci : "Ségolène Royal, bon prince, félicita son concurrent pour sa victoire."
Ou alors faut-il imaginer que l'expression ne saurait s'appliquer à une femme. Mais alors quid de l'égalité des sexes ?! Ne faudrait-il pas saisir d'urgence la HALDE (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité) ?
Les femmes peuvent toujours se consoler avec magnanime.
06:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 15 mai 2007
Rabicoin
Depuis des années, et le plus naturellement du monde, sans y penser plus que ça, j'emploie le mot "rabicoin" pour désigner, avec une subtile nuance péjorative, un renfoncement inutile dans un bâtiment ou dans son intérieur. Un rabicoin, à l'extérieur, a vite vocation à se transformer en pissotière voire en décharge de vieux matelats, de canapés. Les SDF raffolent des rabicoins pour s'y raccrapoter. A l'intérieur, c'est l'endroit où l'on va remiser des objets inutiles que l'on n'a pas le coeur de jeter tout à fait, ces fameux détritus qui "peuvent toujours servir" et ne servent naturellement jamais...
L'archétype du bâtiment à rabicoins extérieurs est incontestablement l'Opéra Bastille dont le plan tout chargé de décrochements, redents et ressauts, bref de rabicoins, est d'une laideur à couper le souffle, d'une médiocrité dont je n'arrive pas à comprendre comment un jury doué de raison a pu s'y laisser prendre. Grâce au Ciel, l'intérieur est nettement plus réussi, plus pur, moins riche en rabicoins...
Certaines églises baroques sont des accumulations de rabicoins, et le pauvre Borromini, le Pape du rabicoin, était si perturbé qu'il choisit de se donner la mort pour se libérer de cette obsession rabicoinique. Bref, on l'aura compris, je n'éprouve qu'aversion pour ces bâtiments tarabiscotés (et pour tout ce qui s'en rapproche, au réel comme au figuré, car il y a des raisonnements, des oeuvres, des personnalités à rabicoins, aussi, dont je me méfie).
Or, j'ai découvert pas plus tard qu'aujourd'hui et à ma grande surprise que le mot rabicoin n'existe pas, ou plus exactement qu'aucun dictionnaire ne semble le connaître. Car le mot existe bel et bien : je l'emploie depuis des années sans avoir jusqu'à présent remarqué être le seul au monde (et sans savoir de qui je le tiens ! A croire que je l'ai forgé seul, peut-être en dormant).
Je vous annonce donc, dans ma générosité, que j'ai décidé de faire don à l'Humanité souffrante de ce terme à l'évidence manquant et fort utile. Sans arrière-pensée, cette forme mentale du rabicoin, je ne réclamerai donc nulles royalties à quiconque utilisera, à bon escient, ce mot nouveau.
dimanche, 13 mai 2007
Merveille
On sait ma passion pour Carmen (je veux dire pour l'opéra ainsi intitulé), dont j'ai déjà eu l'occasion de parler ici. Une fois encore, ce samedi, j'ai donc été comblé en assistant à une représentation de cette oeuvre au théâtre du Châtelet, sous la direction de Marc Minkowski. Dans un décor et un jeu de scène comme inspirés par les publicités Dolce e Gabbana (mes jumelles de théâtre se sont révélées bien utiles...), la tragédie se déroule, implacable et brûlante, à tous points de vue : histoire d'amours et de désirs, de transgression, de liberté, de mort, Carmen est vraiment une oeuvre absolue, vraie, profonde, dont chaque interprétation, chaque adaptation m'intéresse, même lorsque - cela arrive - je suis réservé quant au résultat.

Outre le fait que chaque air de cet opéra peut se chanter (dans sa salle de bains ou ailleurs, et je prends les paris de pouvoir à moi seul en faire une interprétation complète, en incluant l'ouverture et les intermèdes strictement instrumentaux...), le fait qu'il autorise les transpositions (dans un township sud-africain, dans un quartier noir de New-York, dans toutes les Espagnes rêvées, imaginées, fantasmées...) me semble la preuve même du chef d'oeuvre (le Don Giovanni de Mozart répond aussi à ce critère). D'autres oeuvres, bizarrement encensées, démontreraient leur vacuité si elles faisaient ainsi l'objet de tels déménagements. Avec Carmen, tout reste crédible puisque c'est l'humanité, éternelle et vraie, qui aime et souffre sous nos yeux et non pas je ne sais quels dieux extravagants embringués dans d'incohérentes histoires de famille...

Juste un mot à propos de la représentation d'hier, fort convenable et fort applaudie : dans le fameux air "La fleur que tu m'avais jetée...", Nikolai Schukoff parvint à m'émouvoir tout particulièrement, et notamment parce qu'enfin, après tant et tant d'années, j'ai entendu sur scène un ténor chanter la phrase "et j'étais une chose à toi", non pas en force, comme trop de ténors italianisants, mais à la française, en douceur, sans forcer, comme Bizet le souhaitait. Cela ne dura qu'un instant, une ou deux secondes, tout au plus, mais ces secondes, je ne suis pas près de les oublier.
Enfin, ne serait-ce que pour la tension électrique bouleversante, presque insoutenable, de la dernière scène (on finit par être soulagés au moment de la mort de Carmen !), il faut aller, vite vite, au Châtelet.
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mercredi, 09 mai 2007
Premières

21:55 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note