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samedi, 31 mars 2007
Louise



16:45 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
vendredi, 30 mars 2007
Opéra
Je relisais Les Caractères et songeais à ce pauvre La Bruyère, qui n'eut jamais le bonheur d'admirer les opéras de Mozart, de Rossini, de Verdi, ignorant du Faust de Gounod, du Carmen de Bizet, du Pelléas de Debussy (tout juste eut-il le bonheur d'échapper à ceux de Wagner), qui jamais ne put se dire, comme je le dis et l'écris aujourd'hui : "Ce soir, je serai à l'Opéra de Paris pour écouter et voir Louise de Charpentier !"... (et dont vous aurez dans les prochains jours un de ces aperçus dont je vous régale dans ce blogue), pauvre La Bruyère donc, privé de toutes les félicités de notre merveilleuse époque, et contraint d'écrire, qui plus est de bonne foi :

"L'on voit bien que l'Opéra est l'ébauche d'un grand spectacle ; il en donne l'idée.
Je ne sais pas comment l'Opéra, avec une musique si parfaite et une dépense toute royale, a pu réussir à m'ennuyer.
Il y a des endroits dans l'Opéra qui laissent en désirer d'autres; il échappe quelquefois de souhaiter la fin de tout le spectacle : c'est faute de théâtre, d'action, et de choses qui intéressent."
11:15 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mercredi, 28 mars 2007
Lecture

22:00 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
mardi, 27 mars 2007
Débats
Hier soir au théâtre de la Madeleine pour voir le spectacle couru du Tout Paris : "Débats", interprété par Jacques Weber (alias Valéry Giscard d'Estaing) et Jean-François Balmer (François Mitterrand), lesquels (ré)interprètent avec talent et bonheur de très larges extraits des deux débats ayant opposé les deux candidats, au second tour des élections présidentielles de 1974 et 1981.

Ce qui aurait pu s'avérer fastidieux, déconnecté de nos préoccupations de 2007 au point d'en paraître sans intérêt, bref inaudible - ou inécoutable - aujourd'hui, se révèle en réalité, revêtu de la patine du temps, un spectacle plein d'intérêt et riche d'enseignement. D'abord, rendons grâce au talent des deux comédiens qui, sans s'aventurer jamais à imiter les deux protagonistes, les interprètent avec bonheur et justesse, avec ce qu'il faut de malice pour que l'on retrouve fugitivement telle ou telle expression, pose, tel ou tel geste, qui d'emblée permettent d'identifier, en quelque sorte de reconnaître François Mitterrand ou Valéry Giscard d'Estaing.
Une autre chose rend le spectacle fort instructif et équilibré : c'est que chacun a eu son tour, le second débat étant en quelque sorte la revanche du premier. Ainsi, personne n'en sort frustré et, quel que soit par ailleurs le vote que l'on a - ou aurait - exprimé lors de ces deux élections, on sait que, au moins une fois, notre candidat l'a emporté (sauf dans l'hypothèse évidemment malheureuse et sans doute peu fréquente où l'on aurait voté Mitterrand en 1974 et Giscard en 1981 !!!).
Sur le fond, il semble incontestable que le premier débat fut largement dominé par Valéry Giscard d'Estaing, mieux préparé, meilleur débateur, et dont le style oratoire était sans doute mieux adapté à la télévision que celui, plus lyrique, usant de formules plus générales, d'un Mitterrand mieux fait pour les tribunes de vastes réunions publiques. Piégé par son compétiteur l'enfermant dans ses questions à la manière d'un candidat devant son examinateur, François Mitterrand ne sut bizarrement jamais se soustraire à cette emprise dominante et, balloté, flou, incertain, en un mot mal préparé (peut-être parce qu'il comptait trop sur son talent d'improvisateur), il laissa nettement l'ascendant au futur vainqueur qui, dès lors, eut beau jeu de passer pour à la fois plus moderne et plus rassurant.
Le second débat fut nettement plus équilibré, Mitterrand ayant tiré les leçons de l'expérience. Mieux entraîné, s'efforçant d'être plus précis dans ses attaques comme dans ses réponses, il parvint à éviter les pièges assez habiles tendus par Giscard (sans doute toujours plus à l'aise mais handicapé par une pose trop assurée, trop présidentielle, habilement rendue par Jacques Weber). Plus profondément encore, Valéry Giscard d'Estaing, meilleur technicien, assuré d'être né pour régner, n'a pas su démontrer que son second septennat serait fondamentalement différent du premier...
Le miroir de 1974 semble alors s'être retourné : de moderne, Giscard fut soudain revêtu d'une sorte d'ombre du passé et François Mitterrand, si démodé sept ans plus tôt, parvint au miracle d'avoir l'air moderne avec un discours totalement traditionnel, voire désuet (à l'image, soit dit en passant, de son affiche célébrissime de "la Force tranquille"...). Les dés étaient alors jetés et l'on sait comment ils roulèrent.
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samedi, 24 mars 2007
Guitare


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jeudi, 22 mars 2007
Nouvelle vie

22:57 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mercredi, 21 mars 2007
Matières de Londres
Londres de brique, Londres de pierre, Londres de verre et de béton, Londres d'acier... Toutes les Londres me racontent l'épopée d'une ville multiple, ancienne et toujours renaissante, belle et sombre, rayonnante et secrète, de soleil et de suie, d'or et de grisaille, intacte et martyrisée, fière et populaire, aristocratique et néanmoins gouailleuse, Londres du thé et Londres de la bière, Londres conservatrice et Londres d'avant-garde, fascinante, déconcertante, désespérément attachante.





23:05 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
mardi, 20 mars 2007
Recette
Prenez une comédie musicale charmante et désuète, narrant les aventures abracadabrantes de deux gondoliers dont on découvre que l'un - mais lequel ? - serait roi d'un pays imaginaire, gondoliers amoureux de deux primprenelles charmantes...
Assaisonnez d'une musique sans prétention, rythmée, endiablée, entrelardée d'airs faciles à chantonner dans sa salle de bains ;
Placez le tout dans un théâtre londonien au décor extravagant et kitschissime, tout en dorures, en péplum, en vélum de plâtre, en statues dorées représentant des lions ou des empereurs romains (veillez à ce que ledit théâtre soit parfaitement restauré, reblanchi redoré, plein à craquer d'un public familial conquis d'avance) ;
Posez sur la scène une troupe de chanteurs et danseurs anglais, fort convenables dans leurs rôles, sans pour autant qu'ils y mettent un génie excessif ;
Décorez de couleurs vives (bleu, rouge, jaune et vert) encore avivées par quelques personnages en noir du plus sinistre et meilleur effet ;

Relevez d'un livret délirant sans le moindre souci de vraisemblance mais épicé de quelques allusions à la monarchie et à la république ("Quand tout le monde est quelqu'un, plus personne n'est quelque chose..."), parfaitement adapté à un public britannique ;
Mélangez le tout pendant trois heures entrecoupées d'un entracte à mi-cuisson...
... et vous aurez passé la meilleure soirée du monde.
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Un autre, et qui n'a rien d'un gnome rachitique, a assisté, le même jour et par coïncidence, au même spectacle... World is small and life is beautiful...
23:50 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
lundi, 19 mars 2007
Vie antérieure


20:50 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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